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« Gelées d’avril… grand péril »

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Encore une fois la gelée a frappé fin avril

Croyez, Chers viticulteurs et agriculteurs, que nous sommes encore une fois très sensibilisés par ce désastre qui vous touche.

Les actualités passent rapidement sur ces catastrophes climatiques et se lassent de ces nouvelles qui n’ont rien d’excitantes.

Il est difficile, pour le consommateur, de croire que les risques de grêles et de gelées auront des impacts fatidiques pour ces agriculteurs démunis. Ces catastrophes de la nature, sont sournoises et souvent fatidiques.

Un tour rapide dans une pièce de vigne ou dans un verger pourrait leur donner cette vision de soustraction de toute récolte transformée en ruine économique annuelle .

Les travaux seront faits, les dépenses de produits et engrais seront comptabilisées… sans aucune contrepartie. Les vendanges seront faites même pour les quelques centaines de kilos récoltés.

Certaines précautions peuvent être prises pour réduire les conséquences de la gelée, mais aussi de la grêle.

Notre soutien vous est accordé et nos conseils seront prodigués gratuitement par téléphone :

N’hésitez pas ! nous vous répondrons 06.60.36.76.73

JLT.Conseil

 

 

 

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UN RETOUR A ORAN EN ALGERIE

VDO va renaître

Un nouveau départ pour les vins de l’Oranie……

Sur les huit caves d’origines, quatre vont redémarrer pour le moment, Ben-Badis, Mascara, Mostaganem et Sidi-Daho. L’équipe se compose de Nazim Djeghloul  notre directeur de projets,  de Benjamin Breant le nouvel œnologue et Jean-Louis Terras agissant, cette fois, comme consultant vignes et vins. Sidi-bel-Abbes reste le centre stratégique de la société, les appellations Mascra et Darha deviendront avec notre aide les fleurons des vins de l’ouest algérien. Les marque mises en veille vont être relancées.

Une autre « Bonne Nouvelle » :

la brasserie BAO d’Oran est reprise en main techniquement par un ingénieur brasseur, Pascal Lepage, qui à déjà  améliorer les recettes de façon significative.

Bienvenue à toute l’équipe !

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Recherche BTS oenologie pour Afrique du nord

Je recherche un BTS œnologie pour l’Afrique du nord

Expérience minimum 5 ans exigée

Remonter une unité de production de 50.000 hl

Réception – Vinification – Elevage – Conditionnement

Contactes :

jl.terras@jltconseil.com

+33 (0)660.36.76.73

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Requena en Espagne

JLT.Conseil se lance dans une nouvelle aventure en Espagne

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Tinajas

Une société bordelaise, nous a confié l’étude de la vinification et de l’élevage des cépages Bobal, Syrah et Merlot dans des jarres en terre cuite « Tinajas », hors sol contrairement aux « kwevris » en Géorgie. Ces techniques refont surface et JLT.Conseil développe et enrichit son expérience dans ces contenants si  curieux.

Les résultats qualitatifs sont assez étonnants et nous pouvons confirmer que ce procédé authentique apporte aux vins des arômes et des sensations gustatives très étonnantes. Ceci est expliqué par les échanges pures et riches en oxygène et azote à travers la poterie dont le grain est excessivement fin.

Kwevris ou Tinajas, ces contenant proposent des méthodes non exploitées et nous apportent des indications essentielles sur la vinification et les rapports entre la poterie et le contenu. Nous pouvons assurer que la lenteur de la vinification et le contrôle naturel des températures, phénomènes utilisés naturellement par les peuples du désert, laissent la possibilité au jus de raisin et au vin de redonner à leur cépage les authentiques marqueurs d’arôme et de goût. Les comportements des marcs sont différents que dans les cuves modernes et leur macération extrait des terpènes et des saveurs rarement détectés.

Jean-Louis Terras

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Géorgie

 

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VINS EN GEORGIE
La Géorgie, comme l’Arménie et l’Azerbaïdjan forment la Transcaucasie, autrement dit le Caucase du sud : cette zone placée entre la Mer Noire et la Mer Caspienne correspond à l’aire de séparation entre l’Europe et l’Asie.
Cette région riche a été pendant longtemps convoitée par les peuples migrants, venus du sud. Ses habitants issus d’une mixité de nombreuses ethnies ont fini par se fixer et vouloir conserver une indenté nationale, depuis ils n’ont cessé de défendre âprement leur territoire. Intégrée dans le globe impérial Russe au XIX°, la Géorgie devient indépendante en 1918 puis réintégre l’Union Soviétique en 1921 et enfin redevient définitivement indépendante en 2008… En cédant l’Ossétie du nord.
C’est en Géorgie et en Arménie, que l’on a découvert les plus anciennes caves à vins, environ 6.000 ans avant JC.
Dans ces caves, cachées dans des grottes ont été découvert des jarres en terre cuite enterrées, de contenances différentes, variant de 10 litres à 150 litres.
Il est fort possible que ces jarres appelée KVEVRI en Géorgie, (prononcer Kwévri), auraient servi au début de réserves à céréales et auraient ensuite changé de vocation lorsque la vinification du raisin a été comprise. Pour preuve il a été trouvé dedans des pépins de raisins génétiquement proches de ceux existants actuellement.
Dans la campagne Géorgienne, tous les paysans cultivent de la vigne blanche et rouge pour leur consommation personnelle ou pour en faire commerce. Dans chaque cour ou à l’intérieur des maisons il y a des Kvevris, ils servent aussi bien pour la vinification que pour la conservation.
La Géorgie est réputée pour avoir pu répertorier et conserver plus de 500 variétés de cépages endémiques.
Les vignobles sont implantés essentiellement dans la région « Kakhétie », et produisent des vins de terroir. Dans la vallée de Lori, les vignes sont situées sur des pentes exposées au sud. L’appellation la plus prisée est « Manavi » Les cépages blancs les plus plantés sont le Mtsvané et le Rkatsiteli, pour le rouge on utilise essentiellement le Sapéravie et un peu de Tsinandali. Ces cépages ont la réputation de contenir une grande quantité de tanins préservant les vins de l’oxydation, aussi bien les blancs que les rouges. Les deux cépages blancs ont une peau brune, ce qui donne aux vins une couleur particulière. Dans les vignes les traitements se limitent au souffre contre l’oïdium et certains parasites (l’araignée rouge) et à la bouillie bordelaise contre le mildiou. Les désherbants ne sont pas utilisés
De fait, on peut considérer que la majorité des vins sont issus de l’agriculture biologique.
Avec la société GIUAANI dans le village de Manavi à 50 km au nord-est de la capitale, Tbilissi.
Nous avons démarré un projet en 2011 avec des essais en micro-vinifications. Nous avons pu confirmer que les raisins des cépages, Mtsvané et Rkatsiteli pour le blanc et Sapéravi pour le rouge pourraient supporter une vinification à caractère biologique… ce que nous avons validé et appliqué au millésime 2014. Nous avons limité volontairement à 10 mg/litre le SO2 libre et à 45 mg/litre le SO2 total. Aucun autre produit classique à part les levures n’a été utilisés pour la vinification et l’élevage des vins.
Le chai a été conçu sous les conseils de JLT.conseil avec l’architecte de la famille, il est bâti sur trois niveaux : – au sous-sol la réception avec 9 cuves inox de 50 hl, la ligne de mise en bouteille, le stock de bouteilles d’une capacité de 100.000 cols, 4 cuves en bêton de 100 hl, le chai à barriques d’une capacité de 200 hectolitres et la salle des Kwevris (30X20 hl – 4 X 10 – 2 X0.5 hl) pour un volume de 650 hectolitres.
– Au rez-de-chaussée 10 cuves de 200 hl, une cuve de 50 hl, une salle de précipitation tartrique avec une cuve de 100 hl et une cuve de 50 hl.
Les cuves sont toutes équipées d’un échangeur pour le contrôle des températures et d’un injecteur d’azote.
– Au premier étage nous avons le laboratoire et les bureaux (en cours d’achèvement)
L’ensemble du bâtiment est climatisé et muni d’extracteurs d’air pour les vinifications.
– Dans les deux années à venir la capacité du chai passera à 7.000 hectolitres
En septembre 2014 nous avons acheté sur pied des raisins sélectionnés auprès des viticulteurs de la région de Manavi, 80% ont été ramassés en cagettes et triés sur une table avec beaucoup de précaution.
Dans les Kwévris nous avons appliqué trois modes de vinification :
1) Raisins entier non égrappés, non foulés puis fermeture complète après la fermentation alcoolique pour les blancs, après la fermentation malo-lactique pour les rouges.
2) Raisins entier égrappés et foulés puis fermeture complète après la fermentation alcoolique pour les blancs, après la fermentation malo-lactique pour les rouges.
3) Jus de pressurage pour les blancs puis fermeture complète après la fermentation alcoolique.
Nous ouvrirons tous les Kwévris au mois d’avril.
Dans les cuves et pour les blancs, nous avons vinifié 200 hectolitres de chaque cépage avec les marcs.
Pour les autres raisins la vinification est restée classique.
Jean-Louis Terras
06.60.36.76.73
Jltconseil.com
Jl.terras@jltconseil.com

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Un pique-nique sur l’herbe…

             Pique-nique Au bord de la Marne d’Henri Cartier-Bresson, ou le pique-nique du dimanche.

VOIR LA PHOTO

« C’est dimanche….ce matin, premier jour de l’été, il ne fait pas vraiment très beau. Mais pour fêter le début de la saison nous avons déjà décidé, il y a un moment de cela, avec nos voisins, de prendre les barques et d’aller pêcher plus aval en bord de Marne. Moi, je suis quincailler et mon ami est boucher. Le poisson ne mord pas trop à cette époque, alors pour le principe nous avons fixé les cannes sur le bateau et nous nous sommes installés dans l’herbe sur la rive. Simone – c’est ma femme, là en bas, devant moi – a préparé tout ce qui est couverts, nappes, serviettes et pain ; elle est très organisée pour ça. Lucienne – c’est la femme du collègue Marcel avec la casquette – cuisine comme une reine. Elle nous a préparé de la charcuterie pour nous mettre en appétit et une poule au pot qu’elle a mijotée dans sa cocotte-minute, quelle invention formidable ! Le plat était encore chaud quand on l’a attaqué et pas une goutte de bouillon n’a coulé. Ce matin, avant de partir, je suis descendu à la cave choisir les vins. Pour l’apéritif, comme toujours, j’ai pris une bouteille de guignolet. C’est frais et ça donne des envies de vacances… C’est Simone qui le fait avec les feuilles du cerisier du jardin. Elle le prépare plus tôt dans le mois. Moi, je lui fournis le vin ; il faut du bon ! Il vient de Touraine, je le prends au litre chez mon caviste du bout de la rue. J’ai aussi pris une bouteille de blanc, de l ’Entre-Deux-Mers ; c’est la tradition en bord de Marne. On le boira ce soir avant de rentrer pour se donner du courage pour la route ! En attendant, il trempe au frais dans l’eau. Pour la poule, j’ai pris un Languedoc rouge de Bouzeron. Un cousin à moi a un fournisseur exclusif. Chaque année en mars, avec Marcel et le cousin, nous allons en chercher une barrique et nous la mettons en bouteille. On choisit de préférence un dimanche pluvieux pour cette tâche. Pendant l’année, on garde toutes les bouteilles vides à cet effet. J’achète les bouchons de liège au magasin. Marcel a fait chabrot (1) dans son assiette. Moi, je n’aime pas trop ça ! Alors, je me sers encore un petit verre avant la sieste. J’ai quand même pris une bouteille de limonade… pour les femmes, elles n’ont pas trop l’habitude de boire ! Qu’on est bien là tous les cinq avec la petite de Marcel qui se cache du gars qui nous prend en photo. Qu’il prenne donc sa photo, si ça l’amuse ! Bah, je lui proposerai un petit coup quand il aura fini ! Il m’en dira des nouvelles de cette merveille.

Tiens, et puis pour vous autres, voilà la recette du guignolet !

1 litre de vin rouge

52 feuilles de guigne ou, à défaut, de cerisier

125 cl d’alcool blanc

300 g de sucre. »

1)        Ajouter du vin rouge dans le fond de son assiette de soupe et boire directement en aportant l’assiette à la bouche

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Comment cela est-il possible ?

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Nous vous présentons des situations qu’il nous arrive de vivre…

1) Une cuve de moût de Muscat petit grain tenue à 20°C par un groupe de froid installé derrière le mur de la cave en plein soleil… Régulièrement le responsable vérifie la température. A 21°C il déclenche le groupe, jusque là tout est normal… à part que la cuve monte à 22°C en un premier temps, puis met environ 1 heure pour redescendre à 20°C…  Trouvez l’erreur

2) Une benne à vendange remplie de Sauvignon pendant la nuit. Elle traîne une partie de la matinée dans le champ, avant d’être récupérée par la coopérative… Tiens elle fermente et ça sent le pourri ! … Trouvez l’erreur

3) Une cave, un groupe de froid installé à l’extérieur, environ 30 mètres de tuyau aller et retour remplis du moût d’une cuve de blanc. Le groupe est régulé par une sonde installée sur la cuve… Trouvez l’erreur

4) Mettre des levures dans une cuve en vidant les paquets par la trappe… Nous sommes assurés que c’est fait comme ça depuis toujours ! Il faut dire que les vins de cette propriété sont régulièrement refusés en première présentation à l’agrément… Trouvez l’erreur

Dans ces cas là, nous sommes souvent appelés trop tard et nous savons que notre tache sera difficile. Nous aimerions quand même bien savoir qui s’est fait payer pour ça ?

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Cuves en ciment ? ou pas

FAIRE CONSTRUIRE DES CUVES EN CIMENT EN 2014 ?

 

Nous avons décidé de faire un petit article sur ce sujet, car depuis quelques années circulent des bruits à ce propos dans les couloirs de la viniculture …

Ce qui est sûr, c’est que beaucoup de viticulteurs en parlent. Certains regrettent le temps des cuves en ciment pour plusieurs raisons. D’autres en gardent de mauvais souvenirs. Parmi les professionnels œnologues, consultants, techniciens, fabricants et revendeurs, les avis  varient dans les deux sens selon leurs motivations… Il est donc difficile pour celui qui doit prendre une décision, de faire le bon choix.

 

Voici les avantages souvent cités :

 

–          Le coût est bien plus faible que pour des cuves en inox de bonne facture.

–          L’inertie exercée par l’épaisseur du bêton  permet un temps de réaction plus lent.

–          La convection est faible et permet une clarification naturelle, certes, plus longue mais beaucoup plus efficace.

–          La surface de contact entre le moût et le marc est nettement plus importante.

–          L’entretien extérieur est négligeable.

 

Les inconvénients :

 

–          Il est impossible de bouger et très difficile de détruire une cuve en bêton.

–          L’entretien intérieur doit être très minutieux, surtout si le ciment est brut.

–          Dans ce cas, un détartrage régulier (tous les 3 à 5 ans) est nécessaire.

–          Les revêtements synthétiques intérieurs sont fragiles dans les cuves de vinification.

–          La perte au soutirage sur lie est plus élevée à cause de la surface plus importante par rapport au volume.

 

 

Voilà ce qui ressort de cette polémique dont tout le monde convient que les enjeux pour la qualité sont faibles… mais que ceci ajoutés à cela, comme l’hygiène et la négligence, peuvent faire basculer cette qualité dans le bon sens ou dans le mauvais sens.

Il est bon aussi de voir resurgir du passé des techniques éprouvées, sans pour cela les décrier. Nous pouvons aussi utiliser, partie ou tout de ce que le monde moderne nous propose pour faciliter notre tâche. Donc pas de semelles de plomb, pas non plus trop de convictions  pour un modernisme excessif… Les copeaux, les bouchons synthétiques, les capsules à vis et les produits ont actuellement une place non négligeable, même si leur utilisation est essentiellement économique.

 

 

 

 

 

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Reynaud 1966
LE JOUR DE LA MEILLEUR BOUTEILLE

Un viticulteur sur un marché me raconte…

 

Voyez-vous Monsieur, hier je me suis levé du mauvais pied… le gauche, celui qui souffre de trop avoir marché dans mes vignes pour les soigner. Quand j’ai ouvert mes volets, il pleuvait. Je suis descendu à la cuisine, ma femme se tenait la tête entre les mains. Quoi qui y’a ? Je lui ai dit.

–          Mes rhumatismes mon pauvre Marcel, il pleut comme vache qui pisse, mon Dieu quelle poisse ! Et tu vois,  ça me baisse le moral.

Alors j’ai compris que la journée commençait mal, le café était froid, le chien gueulait comme un putois et le pain était tout humide… y’a des jours comme ça… Y’en a qui imaginerait un nuage tout noir flotter au-dessus de leur tête vous ne croyez pas ?

–          Je vous comprends !

Bin moi non voyez-vous, au contraire, un jour qui commence comme ça, c’est rare peut être cinq six fois dans l’année… moi ça me rend  gai vous savez pourquoi ?

–          Non !

Héhé, un jour comme celui-là ! c’est ce que j’appelle « le jour de la meilleur bouteille », pour moi c’est 1966,1967, 1970, 1976, 1985. J’y pense tout de suite et je me dis, puis ce que c’est ça ! Je vais chez le boucher m’acheter une belle côte de bœuf, chez le boulanger prendre une miche bien dorée qui sort du four et je reviens descendre à la cave et je vais m’ouvrir une bonne vieille bouteille sortie des fagots. Vous me croirez peut être pas, mais pour moi c’est un bon jour, un jour de bonheur. Quand je l’ouvre la bouteille, je sens d’abord le bouchon, je ferme les yeux et je galope dans ma mémoire… 1966, cette année-là j’avais 25 ans je me revois dans les vignes en fleur, un parfum de savonnette, une finesse, une douceur… le goût de la sève Monsieur ! Oui nous les paysans nous mangeons la vigne quand les bouts de rameaux sont encore tout tendre, la sève est légèrement amère, on y retrouve le goût de notre eau du puits si riche de minéraux et  mêlés avec cette odeur douce d’herbe qui traine dans les rangs… ça pette de fraicheur. Après je vois les grains, ils sont satinés au soleil par la pruine qui contient nos bonnes levures, un été pluvieux 1966, ils sont gorgés de jus, ils éclatent sous la dent, les pépins craquent, ils sont mûrs, ils ont un petit goût de pain grillé et de café. Pendant ce temps la viande chante sur la braise, son fumet caramélisé chatouille mes papille, mélangé à l’odeur de la fumée des sarments me chatouillent le nez. La première bouchée de cette viande divine me remplit la bouche de jus de viande chaud qui tapisse mes papilles, je mâche lentement, je déguste, je fourre dans ma bouche un morceau de pain frais… la croûte d’abord, elle révèle la saveur de la chair, la mie ensuite, elle pompe la graisse, vous ne pouvez pas savoir, le bonheur !

Et là, seulement là je prends mon verre en forme de tulipe, c’est pour mieux concentré les senteurs, je hume les vapeurs de ce merveilleux vin, je trouve le cassis, la framboise, le tout porté par un nuage de confiture de fruits bien mures. Une gorgée suffit et je me souviens de l’odeur des jus du raisin fraîchement ramassés, ce goût précieux des saveurs de la nature, ensuite je me rappelle la fermentation, le sucre a disparu et est remplacé par celles de l’alcool  et de fruits rouges. Je me souviens que pendant plusieurs mois, à chaque soutirage toutes ces flaveurs avaient mûris en prenant le temps. Ensuite je goûte le chêne de la barrique, il a habillé  les tanins naturels, ils glissent sur ma langue et mon palais avec  difficulté et s’accrochent dans la gorge pour y séjourner quelques minutes. Voilà Monsieur une journée qui a commencé sous la pluie à l’extérieur et qui finit avec beaucoup de soleil dans ma bouche, mon ventre et mon cœur. Je suis peut être prétentieux, mais qui peut raconter ça ? à part celui qui l’a vécu… surement pas celui qui vit dans un bureau ou celui qui a mis la main à la poche pour sortir plein de sous sans savoir de quoi il parlera quand il boira le vin de ses vignes  où il n’a pas usé ses chaussures vernis, ni salit ses beaux ongles manucurés.

Il a fini son histoire, il me regarde avec un petit sourire narquois, il a passé un bon moment. J’imagine sa pensée « toi tu connaitras jamais ce moment mon vieux »

Moi j’ai une larme au coin des yeux et j’ai l’air d’un couillon.

 

Joseph Lagatu

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VIGNES ET TRAITEMENTS

 

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Ce deuxième article renifle aussi une ambiance morose…

Mais le buveur doit savoir comment seront utilisés ses sous quand il achète une bouteille de vin.

Promis l’article suivant sera plus alléchant.

La viticulture est dans une impasse dangereuse en ce qui concerne les produits phytosanitaires :

Produits : des produits naturels d’origines végétales (Pyrèthres), minérale (Cuivre – chaux – souffre), animale (piège à confusion sexuelle) et enfin pour la plus grosse partie des molécules chimiques.

Phytosanitaire : ensemble des traitements contre les insectes, les papillons, les parasites,  les champignons, les virus, les mauvaises herbes et les dégâts climatiques.

Depuis plus de 60 ans l’agriculture en générale et la viticulture en particulier n’ont cessé de créer des molécules nouvelles pour protéger les cultures en quantité, mais aussi en qualité.

Les nuisibles, parasites et autres malfaiteurs de récoltes ont parallèlement suivi un parcours du combattant leur permettant de progresser en immunités et en puissance , continuant ainsi leurs méfaits. Où sont les résidus de ces produits ?

Pour enfoncer le clou, le réchauffement de la planète aggravé par toute cette énergie dépensée à s’entêter de produire encore plus et mieux favorise ces agresseurs en les dorlotant… Les gelées d’hiver deviennent rares alors qu’elles avaient un effet réducteur sur leur prolifération.

Bref le serpent se mord la queue et le résultat est là :

Des enfants intoxiqués par un épandage de produit de traitement sur une parcelle de vigne proche de leur école ?

Lire la suite :

http://www.charentelibre.fr/2014/05/14/des-ecoliers-du-blayais-intoxiques-apres-un-traitement-de-la-vigne,1895316.php

Sans se pencher réellement sur les différentes substituants existants pouvant être employé pour réduire les conséquences d’une guerre estimée « perdue d’avance », l’état dans sa digne mission, se contente de faire de la prévention et de recommander de suivre les instructions du fabricant ? ?

http://www.travailler-mieux.gouv.fr/Produit-phytosanitaire.html

Quelques îlots de production en France et aussi dans les pays producteurs, à intérêts de réputation, ont pris le taureau par les cornes et utilisent des méthodes raisonnées et écologiques. Ils se contentent de ce que la nature veut bien leur laisser. Certes le travail est long, répétitif et plus coûteux… mais le résultat est tellement bon, que le tarif est moins scruté, parce-que justifié.

Le bio 100% ne saura pas ! Non, non et non ! Mais le maximum qui sera fait donnera à nos vins une bonne santé !… et un goût de  « revient s’y ! » qui nous bercera dans la planète de nos plaisirs.

J-L-T

 

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