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ALERTE MILDIOU !

 

ARTICLE VITISPHERE DU 8 JUIN 2018

Le risque de mildiou est exceptionnel sur l’ensemble du Languedoc-Roussillon.
« Nous avons fait de nombreuses observations dans l’Hérault, l’Aude, le Gard, le Var, le Vaucluse. »
« Le rythme des traitements n’est pas toujours respecté… »
Il est important de tenir compte de la qualité des eaux utilisées dans les appareils de traitement et corriger selon les résultats. »
Certaines parcelles accusent d’ores et déjà des pertes de récolte.
« Attention au rognage trop précoces et trop fréquents »
Le mildiou est particulièrement virulent cette année. La succession des épisodes pluvieux et les températures élevées favorisent ce parasite. Les vignerons du Languedoc-Roussillon sont confrontés à un risque exceptionnel et les attaques sont importantes par endroit. Dans l’Aude, d’après les informations du BSV du 5 juin, dans certaines parcelles 30 % des feuilles et 20 % des grappes sont d’ores et déjà touchées, notamment dans le Minervois et le Narbonnais.
Repiquages sur grappe.
« Phénomène extrêmement actif cette saison… Il est important de respecter la concentration des produits, qu’ils soient de contact ou pénétrants… Pour ceux qui peuvent les compléter… ne pas hésiter à le faire !»
Dans l’Hérault, la quasi-totalité des parcelles est touchée à des niveaux variables et les symptômes progressent de jour en jour. Des repiquages sur inflorescences ou grappes « Se développent à grand train ! ». Dans certaines situations, les vignerons accusent déjà des pertes de récolte. Dans le Gard, la situation est très alarmante : « on trouve du mildiou dans la quasi-totalité des parcelles et la fréquence de parcelles très touchées, avec perte de récolte significative, avoisine les 10 % », indique le BSV.
Des foyers de mildiou sont également présents sur l’ensemble du département des Pyrénées-Orientales.
Resserrement des cadences
Risque très important aussi dans le Vaucluse où des symptômes sont présents sur l’ensemble du vignoble à des niveaux variables selon les secteurs et la pluviométrie. Les contaminations sont quasiment journalières depuis le 20 mai. Les modèles annoncent une sortie de taches jusque mi-juin. « Il est important de visiter son vignoble quotidiennement, ou de faire appel aux professionnels ! » Dans leur dernier bulletin, les techniciens de la chambre d’agriculture recommandent de resserrer les cadences et d’anticiper les renouvellements en cas de pluies en fin de rémanence des traitements. La pression est aussi importante dans le Var.
Commenté par JLT.Conseil
Jltconseil.com

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VINIFICATION EN JARRES

 

 

 

VINIFICATION EN JARRES

Après une longue expérience de vinifications dans les récipients en terre cuite, je peux faire une large et précise synthèse des différents essais et études que j’ai pu suivre dans les différents pays où j’ai étudié ces pratiques. Il m’est difficile d’imaginer que l’on puisse utiliser ces récipients, dont le coût est important, uniquement pour raconter une histoire et penser apporter une plus-value dans sa commercialisation.
Les Jarres ou Kwévris ou encore Tinajas, utilisés de façon judicieuse sont de précieux contenant pour apporter au raisin, plus particulièrement le blanc, des compléments organoleptiques et des aptitudes au vieillissement… Insoupçonnables.
La terre utilisée, le tournage, la forme, le séchage, la cuisson et le traitement final, sont les secrets de la réussite d’une jarre à vinifier.
Il faudra ensuite prendre la décision de l’enterrer ou pas, selon le résultat que l’on recherche, choisir la nature et l’atmosphère du local. Ce n’est pas tout, il reste le plus important… Le protocole d’affranchissement et de préparation pour recevoir le raisin.
Certains ne s’en servent que de contenant parce que c’est à la mode. Ils vitrifient, peignent, placent dans un chai non isolé, installent une porte hermétique (Pourquoi pas des robinets ?), lavent et rincent à volonté, traitent le moût… J’en passe et des meilleurs…
Je peux vous assurer que l’origine de leur utilisation (Près de 3 000 ans avant JC ) n’est pas un hasard. Ces jarres, ont d’abord servi de grenier à grain et ceci n’est pas anodin ! Sans doute qu’un berger a voulu conserver du raisin cueilli en gardant ses chèvres et que la fermentation l’a dépassé et que lorsqu’il l’a goûté, il s’est rendu compte de ce miracle de la nature, ayant pour conséquence une bonne cuite et beaucoup de bonheur… Nous en sommes les héritiers ! Le premier vin venait de naître. Pour le blé, aucun traitement intérieur n’était nécessaire… Il a fallu comprendre que l’herméticité ne devait venir que de l’intérieur et pas le contraire… La cire d’abeille est encore utilisée en Arménie et Géorgie… Rien d’autre.
À la fin de la saison, avant de mettre les vins tranquilles, il faut laver avec des produits simples (Le SO2 n’a pas sa place ici.), désinfecter (Si vous saviez avec quoi !), laisser sécher, remplir à un niveau bien précis. Mais surtout préparer l’élevage… La technique est longue à mettre en œuvre, mais vraiment efficace.
Voilà, je ne fais que raconter ce que j’ai pu vivre, examiner, tester et constater… Je ne suis pas infaillible, mais je peux assurer une chose : ce mode de travail n’est pas anodin, il est issu de pratiques et de cultures anciennes. Comme pour les barriques, ce n’est pas qu’un contenant, c’est une pratique pleine de richesse.

Jean-Louis Terras 01/04/18

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LE JOUR DE LA MEILLEUR BOUTEILLE

 

Un viticulteur sur un marché me raconte…

 

Voyez-vous Monsieur, hier je me suis levé du mauvais pied… le gauche, celui qui souffre de trop avoir marché dans mes vignes pour les soigner. Quand j’ai ouvert mes volets, il pleuvait. Je suis descendu à la cuisine, ma femme se tenait la tête entre les mains. Quoi qui y’a ? Je lui ai dit.

-Mes rhumatismes mon pauvre Marcel, il pleut comme vache qui pisse, mon Dieu ! Et   ça me baisse le moral.

Alors j’ai compris que la journée commençait mal, le café était froid, le chien gueulait comme un putois et le pain était tout humide… y’a des jours comme ça… Y’en a qui imaginerait un nuage tout noir flotter au-dessus de leur tête vous ne croyez pas ?

– Je vous comprends !

Bin moi non voyez-vous, au contraire, un jour qui commence comme ça, c’est rare peut être cinq six fois dans l’année… moi ça me rend gai vous savez pourquoi ?

– Non !

Héhé, un jour comme celui-là ! c’est ce que j’appelle « le jour de la meilleur bouteille », pour moi c’est 1966,1967, 1970, 1976, 1985. J’y pense tout de suite et je me dis, puis ce que c’est ça ! Je vais chez le boucher m’acheter une belle côte de bœuf, chez le boulanger prendre une miche bien dorée qui sort du four et je reviens descendre à la cave et je vais m’ouvrir une bonne vieille bouteille sortie des fagots. Vous me croirez peut être pas, mais pour moi c’est un bon jour, un jour de bonheur. Quand je l’ouvre la bouteille, je sens d’abord le bouchon, je ferme les yeux et je galope dans ma mémoire… 1966, cette année-là j’avais 25 ans je me revois dans les vignes en fleur, un parfum de savonnette, une finesse, une douceur… le goût de la sève Monsieur ! Oui nous les paysans nous mangeons la vigne quand les bouts de rameaux sont encore tout tendre, la sève est légèrement amère, on y retrouve le goût de notre eau du puits si riche de minéraux et mêlés avec cette odeur douce d’herbe qui traine dans les rangs… ça pette de fraicheur. Après je vois les grains, ils sont satinés au soleil par la pruine qui contient nos bonnes levures, un été pluvieux 1966, ils sont gorgés de jus, ils éclatent sous la dent, les pépins craquent, ils sont mûrs, ils ont un petit goût de pain grillé et de café. Pendant ce temps la viande chante sur la braise, son fumet caramélisé chatouille mes papille, mélangé à l’odeur de la fumée des sarments me chatouillent le nez. La première bouchée de cette viande divine me remplit la bouche de son jus chaud, il tapisse ma langue, je mâche lentement, je déguste, j’engouffre dans ma bouche un morceau de pain frais… la croûte d’abord, elle révèle la qualité de la cuisson, la mie ensuite, elle pompe la graisse, vous ne pouvez pas savoir, le bonheur !

Et là, seulement là ! Je prends mon verre en forme de tulipe, c’est pour mieux concentrer les senteurs, je hume les vapeurs de ce merveilleux vin, je trouve le cassis, la framboise… le tout porté par un nuage de confiture de fruits bien mûres. Une gorgée suffit et je me souviens de l’odeur des jus du raisin fraîchement ramassés, ce goût précieux des saveurs de la nature, ensuite je me souviens le temps de la fermentation, l’odeur de jus sucré (le moût) a disparu et est remplacé par celui de l’alcool et de fruits rouges. Je me souviens encore que pendant plusieurs mois, à chaque soutirage toutes ces flaveurs avaient mûri en prenant le temps. Ensuite je goûte le chêne de la barrique, il a habillé les tanins naturels, ils glissent sur ma langue et mon palais avec difficulté et s’accrochent dans la gorge pour y séjourner quelques minutes. Voilà Monsieur une journée qui a commencé sous la pluie à l’extérieur et qui finit avec beaucoup de soleil dans ma bouche, mon ventre et mon cœur. Je suis peut être prétentieux, mais qui peut raconter ça ? à part celui qui l’a vécu… surement pas celui qui vit dans un bureau ou celui qui a mis la main à la poche pour sortir plein de sous sans savoir de quoi il parlera quand il boira le vin de ses vignes, où il n’a pas usé ses chaussures vernis, ni salit ses beaux ongles manucurés.

Il a fini son histoire, il me regarde avec un petit sourire narquois, il a passé un bon moment. J’imagine sa pensée « Toi tu ne connaitras jamais ce moment mon vieux ! »

Moi j’ai une larme au coin des yeux et j’ai l’air d’un couillon.

 

Jean-Louis Terras

12/03/2018

 

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ENGLISH : OUR BUSINESS AND OUR ACTIONS

Sector : Vineyards and wine societies

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Comment cela est-il possible ?

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Nous vous présentons des situations qu’il nous arrive de vivre…

1) Une cuve de moût de Muscat petit grain tenue à 20°C par un groupe de froid installé derrière le mur de la cave en plein soleil… Régulièrement le responsable vérifie la température. A 21°C il déclenche le groupe, jusque là tout est normal… à part que la cuve monte à 22°C en un premier temps, puis met environ 1 heure pour redescendre à 20°C…  Trouvez l’erreur

2) Une benne à vendange remplie de Sauvignon pendant la nuit. Elle traîne une partie de la matinée dans le champ, avant d’être récupérée par la coopérative… Tiens elle fermente et ça sent le pourri ! … Trouvez l’erreur

3) Une cave, un groupe de froid installé à l’extérieur, environ 30 mètres de tuyau aller et retour remplis du moût d’une cuve de blanc. Le groupe est régulé par une sonde installée sur la cuve… Trouvez l’erreur

4) Mettre des levures dans une cuve en vidant les paquets par la trappe… Nous sommes assurés que c’est fait comme ça depuis toujours ! Il faut dire que les vins de cette propriété sont régulièrement refusés en première présentation à l’agrément… Trouvez l’erreur

Dans ces cas là, nous sommes souvent appelés trop tard et nous savons que notre tache sera difficile. Nous aimerions quand même bien savoir qui s’est fait payer pour ça ?

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Cuves en ciment ? ou pas

FAIRE CONSTRUIRE DES CUVES EN CIMENT EN 2017 ?

 

Nous avons décidé de faire un petit article sur ce sujet, car depuis quelques années circulent des bruits à ce propos dans les couloirs de la viniculture …

Ce qui est sûr, c’est que beaucoup de viticulteurs en parlent. Certains regrettent le temps des cuves en ciment pour plusieurs raisons. D’autres en gardent de mauvais souvenirs. Parmi les professionnels œnologues, consultants, techniciens, fabricants et revendeurs, les avis  varient dans les deux sens selon leurs motivations… Il est donc difficile pour celui qui doit prendre une décision, de faire le bon choix.

 

Voici les avantages souvent cités :

 

–          Le coût est bien plus faible que pour des cuves en inox de bonne facture.

–          L’inertie exercée par l’épaisseur du bêton  permet un temps de réaction plus lent.

–          La convection est faible et permet une clarification naturelle, certes, plus longue mais beaucoup plus efficace.

–          La surface de contact entre le moût et le marc est nettement plus importante.

–          L’entretien extérieur est négligeable.

 

Les inconvénients :

 

–          Il est impossible de bouger et très difficile de détruire une cuve en bêton.

–          L’entretien intérieur doit être très minutieux, surtout si le ciment est brut.

–          Dans ce cas, un détartrage régulier (tous les 3 à 5 ans) est nécessaire.

–          Les revêtements synthétiques intérieurs sont fragiles dans les cuves de vinification.

–          La perte au soutirage sur lie est plus élevée à cause de la surface plus importante par rapport au volume.

 

 

Voilà ce qui ressort de cette polémique dont tout le monde convient que les enjeux pour la qualité sont faibles… mais que ceci ajoutés à cela, comme l’hygiène et la négligence, peuvent faire basculer cette qualité dans le bon sens ou dans le mauvais sens.

Il est bon aussi de voir resurgir du passé des techniques éprouvées, sans pour cela les décrier. Nous pouvons aussi utiliser, partie ou tout de ce que le monde moderne nous propose pour faciliter notre tâche. Donc pas de semelles de plomb, pas non plus trop de convictions  pour un modernisme excessif… Les copeaux, les bouchons synthétiques, les capsules à vis et les produits ont actuellement une place non négligeable, même si leur utilisation est essentiellement économique.

 

 

 

 

 

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ACTUALITE DU JOUR : Dans le monde du vin le producteur et le consommateur sont perdus !

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Des régions, des aires géographiques, des appellations, des vins de pays, des vins de côtes, des vins de table, des vins de France, des Châteaux, des Domaines, des Clos, des cépages,  des assemblages…

Des étiquettes illisibles…

Des rouges clairs, des clairets foncés, des primeurs toutes couleurs, des rosés blancs, des blancs oranges, des produits à base de vins et fruits mélangés, des vins pétillants mal positionnés…

Des palettes de couleurs très étendues pour un même type de vin…

Des qualités finales incontrôlables, qui laissent a désirer même si le volume est faible…

Des vins d’importations circulant sans contrôle…

Des vins dont les tarifs n’ont plus la juste signification – Petite appellation grand prix – Grande appellation petit prix…

Des viticulteurs désorientés par des administrations et des organismes professionnels,  imposant des règles draconiennes…

Des investissements difficilement amortissables…

Des investisseurs souvent sans expériences venus du monde entier…

Une solidarité perdue dans la nuit des temps… 

Ces observations faites par les professionnels et les buveurs de toutes origines peuvent en partie expliquer le malaise de la consommation…

La production mondiale des vins, toutes catégories confondues, est pléthorique de 40.000.000 d’hectolitres… la baisse chronique de la consommation nous explique que les stocks accumulés d’année en année, ne trouverons jamais acquéreurs… Dans les pays européens, il devient nécessaire de trouver des solutions qui puissent tenir compte d’un équilibre rationnel entre la quantité, la qualité et le prix, il est insensé que de nos jours  il soit possible de trouver des vins non conformes. Créer de nouveaux produits n’augmente pas le volume des ventes car le budget du consommateur ne variera pas, il tendra même à continuer de baisser.

Chaque producteur doit défendre sa place en se mettant sans arrêt en question, il n’y a pas de fatalité. Les règles ont changées… La communication, le design, la publicité, la réputation, sont règles de choix… Ces étapes passées, il faut aussi convaincre par la qualité sans être obligé de justifier le prix.

Ils est  important, aussi, d’opérer une transition des lobbys de l’industrie du phytosanitaire  vers l’application de la viticulture raisonnée ou bio. Chacun y trouvera un crédibilité rassurante. 

 

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La fermentation malolactique
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La fermentation malolactique indispensable

   Dans la majorité des caves et chais de vinification, les fermentations alcooliques ne posent aucun problème… ou ponctuellement dans des cas très précis. Il n’en est pas de même pour la malolactique. Cette fermentation indispensable aux vins rouges, ou certains rosés et blancs, développe une bactérie anaérobie qui transforme l’acide malique (acide instable) en acide lactique (acide stable et conservateur). 


Jusque dans les années 1920, elle était méconnue et souvent appelée « maladie de la bouteille ». Profitant des températures élevées elle se déclenchait en général à la suite de la fermentation alcoolique ou elle était retardée au printemps suivant, elle passait donc plus ou moins inaperçue, surtout que les vins étaient rarement conditionnés avant deux années d’élevage.
Si elle ne se déclenche pas spontanément, il est nécessaire de maintenir les vins à plus de 20°C. Les conséquences du retard de la malolactique sont coûteuses en calories et comportent des risques, comme l’augmentation significative de l’acidité volatile (acide du vinaigre), l’assèchement à la dégustation et une perte des terpènes dues au chauffage prolongé. Mais il y a pire, lorsqu’elle se déclenche spontanément avant la fin de la fermentation alcoolique les bactéries consomment le sucre encore présent, développent rapidement de la volatile et créent une confusion avec les levures, ce qui entraîne des risques importants de constitution et des défauts gustatifs. 


Il existe sur le marché des bactéries déshydratées qui sont très efficaces et donnent de bons résultats, leur coût est quand même très élevé. (environ 25 € pour 10 HL).


Des protocoles préventifs et curatifs existent, il suffit de trouver le bon conseil au bon moment !

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Un pique-nique sur l’herbe…

             Pique-nique Au bord de la Marne d’Henri Cartier-Bresson, ou le pique-nique du dimanche.

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« C’est dimanche….ce matin, premier jour de l’été, il ne fait pas vraiment très beau. Mais pour fêter le début de la saison nous avons déjà décidé, il y a un moment de cela, avec nos voisins, de prendre les barques et d’aller pêcher plus aval en bord de Marne. Moi, je suis quincailler et mon ami est boucher. Le poisson ne mord pas trop à cette époque, alors pour le principe nous avons fixé les cannes sur le bateau et nous nous sommes installés dans l’herbe sur la rive. Simone – c’est ma femme, là en bas, devant moi – a préparé tout ce qui est couverts, nappes, serviettes et pain ; elle est très organisée pour ça. Lucienne – c’est la femme du collègue Marcel avec la casquette – cuisine comme une reine. Elle nous a préparé de la charcuterie pour nous mettre en appétit et une poule au pot qu’elle a mijotée dans sa cocotte-minute, quelle invention formidable ! Le plat était encore chaud quand on l’a attaqué et pas une goutte de bouillon n’a coulé. Ce matin, avant de partir, je suis descendu à la cave choisir les vins. Pour l’apéritif, comme toujours, j’ai pris une bouteille de guignolet. C’est frais et ça donne des envies de vacances… C’est Simone qui le fait avec les feuilles du cerisier du jardin. Elle le prépare plus tôt dans le mois. Moi, je lui fournis le vin ; il faut du bon ! Il vient de Touraine, je le prends au litre chez mon caviste du bout de la rue. J’ai aussi pris une bouteille de blanc, de l ’Entre-Deux-Mers ; c’est la tradition en bord de Marne. On le boira ce soir avant de rentrer pour se donner du courage pour la route ! En attendant, il trempe au frais dans l’eau. Pour la poule, j’ai pris un Languedoc rouge de Bouzeron. Un cousin à moi a un fournisseur exclusif. Chaque année en mars, avec Marcel et le cousin, nous allons en chercher une barrique et nous la mettons en bouteille. On choisit de préférence un dimanche pluvieux pour cette tâche. Pendant l’année, on garde toutes les bouteilles vides à cet effet. J’achète les bouchons de liège au magasin. Marcel a fait chabrot (1) dans son assiette. Moi, je n’aime pas trop ça ! Alors, je me sers encore un petit verre avant la sieste. J’ai quand même pris une bouteille de limonade… pour les femmes, elles n’ont pas trop l’habitude de boire ! Qu’on est bien là tous les cinq avec la petite de Marcel qui se cache du gars qui nous prend en photo. Qu’il prenne donc sa photo, si ça l’amuse ! Bah, je lui proposerai un petit coup quand il aura fini ! Il m’en dira des nouvelles de cette merveille.

Tiens, et puis pour vous autres, voilà la recette du guignolet !

1 litre de vin rouge

52 feuilles de guigne ou, à défaut, de cerisier

125 cl d’alcool blanc

300 g de sucre. »

1)        Ajouter du vin rouge dans le fond de son assiette de soupe et boire directement en aportant l’assiette à la bouche

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VIGNES ET TRAITEMENTS

 

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Ce deuxième article renifle aussi une ambiance morose…

Mais le buveur doit savoir comment seront utilisés ses sous quand il achète une bouteille de vin.

Promis l’article suivant sera plus alléchant.

La viticulture est dans une impasse dangereuse en ce qui concerne les produits phytosanitaires :

Produits : des produits naturels d’origines végétales (Pyrèthres), minérale (Cuivre – chaux – souffre), animale (piège à confusion sexuelle) et enfin pour la plus grosse partie des molécules chimiques.

Phytosanitaire : ensemble des traitements contre les insectes, les papillons, les parasites,  les champignons, les virus, les mauvaises herbes et les dégâts climatiques.

Depuis plus de 60 ans l’agriculture en générale et la viticulture en particulier n’ont cessé de créer des molécules nouvelles pour protéger les cultures en quantité, mais aussi en qualité.

Les nuisibles, parasites et autres malfaiteurs de récoltes ont parallèlement suivi un parcours du combattant leur permettant de progresser en immunités et en puissance , continuant ainsi leurs méfaits. Où sont les résidus de ces produits ?

Pour enfoncer le clou, le réchauffement de la planète aggravé par toute cette énergie dépensée à s’entêter de produire encore plus et mieux favorise ces agresseurs en les dorlotant… Les gelées d’hiver deviennent rares alors qu’elles avaient un effet réducteur sur leur prolifération.

Bref le serpent se mord la queue et le résultat est là :

Des enfants intoxiqués par un épandage de produit de traitement sur une parcelle de vigne proche de leur école ?

Lire la suite :

http://www.charentelibre.fr/2014/05/14/des-ecoliers-du-blayais-intoxiques-apres-un-traitement-de-la-vigne,1895316.php

Sans se pencher réellement sur les différentes substituants existants pouvant être employé pour réduire les conséquences d’une guerre estimée « perdue d’avance », l’état dans sa digne mission, se contente de faire de la prévention et de recommander de suivre les instructions du fabricant ? ?

http://www.travailler-mieux.gouv.fr/Produit-phytosanitaire.html

Quelques îlots de production en France et aussi dans les pays producteurs, à intérêts de réputation, ont pris le taureau par les cornes et utilisent des méthodes raisonnées et écologiques. Ils se contentent de ce que la nature veut bien leur laisser. Certes le travail est long, répétitif et plus coûteux… mais le résultat est tellement bon, que le tarif est moins scruté, parce-que justifié.

Le bio 100% ne saura pas ! Non, non et non ! Mais le maximum qui sera fait donnera à nos vins une bonne santé !… et un goût de  « revient s’y ! » qui nous bercera dans la planète de nos plaisirs.

J-L-T

 

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